Souvent seule alternative abordable pour voyager vers les îles ou traverser des mers, le ferry nous a naturellement attirés, notamment pour partir en Irlande sans avion. Mais, déplacer un immense navire avec des camions, des voitures, un mini-hôtel, des restaurants et bars, est-ce vraiment mieux que de faire voler un avion en matière d’empreinte carbone ? Ferry vs avion : qui perd le combat en matière de pollution ? Dans cet article, je tente de décrypter le vrai du faux sur cet épineux sujet de l’impact environnemental de nos moyens de transport.

  1. Calcul du bilan carbone du ferry : le parcours du combattant
  2. Calcul de l’empreinte carbone d’un trajet en avion : ne cherchez pas un chiffre précis
  3. Des exemples concrets de pollution de trajets en ferry vs avion
  4. Pourquoi avons-nous décidé de boycotter l’avion mais pas le ferry ?
Ferry vs avion : qui pollue le plus ?

Calcul du bilan carbone du ferry : le parcours du combattant

En raison notamment du manque de transparence des compagnies maritimes, connaître l’impact environnemental réel de son voyage par la voie des mers est loin d’être une tâche aisée !

L’ADEME vote en touche

Pour toutes les données chiffrées d’impact carbone des différents modes de transport, j’ai l’habitude d’aller consulter la base carbone de l’ADEME (Agence de la Transition Écologique) : une source normalement fiable et neutre. Sauf que, en ce qui concerne les déplacements en ferry, la documentation est plutôt limitée et surtout, les données sont marquées comme obsolètes.

J’ai donc dû continué mes recherches avec d’autres sources.

Le guide de voyage de Greenpeace : plutôt optimiste

À l’été 2022, au moment de planifier et réserver notre voyage à vélo en Irlande, nous sommes tombés sur le guide de Greenpeace : 41 idées de voyages écologiques à travers l’Europe.

Le but de ce guide est initialement de donner des idées de vacances sans avion aux internautes. Mais qu’en est-il du ferry ? Voici ce qui est indiqué dans le guide au sujet de ce moyen de transport.

La source provient de l’Agence européenne de l’Environnement et paraît donc fiable et de confiance. Greenpeace confirme l’idée que je me faisais intuitivement : le ferry n’est pas un moyen de transport durable et gagnerait à être amélioré, mais il est tout de même bien moins pire que l’avion.

Rassurés, Jérémy et moi partons donc en Irlande en ferry avec nos 2 vélos le cœur léger.

Envie de tenter l’aventure de l’Irlande à vélo, à la découverte des splendides paysages de la côte ouest ? Découvrez mon guide complet pour préparer votre voyage à vélo en Irlande.

Mais l’histoire ne s’arrête pas encore là !

Voyage à vélo en Irlande sur l'Eurovelo 1
Voyage à vélo en Irlande sur l'Eurovelo 1

Le simulateur de Bon Pote pour calculer l’empreinte carbone de son voyage en ferry : le plus complet

En septembre 2022, au retour de notre magnifique aventure irlandaise sur nos vélos, je tombe sur un nouvel article de Bon Pote qui retient mon attention : un simulateur d’empreinte carbone de voyage en ferry.

L’outil semble fiable et bien documenté : il tient compte de plusieurs facteurs qui me semblent importants lors d’un voyage en ferry, notamment :

  • Le fait d’embarquer sa voiture ou non ;
  • Le fait de réserver une cabine ou de se contenter d’un siège ;
  • La durée de traversée qui détermine la vitesse du bateau.

Les limites du simulateur sont même clairement explicitées : celui-ci a été fait avec un certain type de ferry transportant à la fois des passagers et du fret. Or la consommation de carburant ainsi que la capacité de transport de marchandises et de personnes dépend de l’appareil. Il n’est pas non plus évident de définir quelle part des émissions du ferry attribuer au transport de personnes et quelle part au transport de marchandises.

Toute contente de ma trouvaille, je me lance dans la simulation et découvre avec horreur le résultat :

Simulateur Bon Pote du trajet en ferry Cherbourg-Dublin

222 kg de CO2e par personne sans prendre sa voiture ? C’est beaucoup plus que les 60 g de CO2e par km annoncés par l’Agence européenne de l’Environnement ! C’est plutôt autour de 213 g de CO2e par km donc entre 3 et 4 fois plus que ce que je pensais avant de partir !

Pas de panique : je reste convaincue que c’est toujours mieux que l’avion vers Dublin, alors je continue mes recherches du côté de l’impact de l’avion.

Calcul de l’empreinte carbone d’un trajet en avion : ne cherchez pas un chiffre précis

Calculer l’empreinte carbone d’un trajet en avion n’est pas aussi difficile que celle d’un trajet en ferry. Toutefois, être convaincu du résultat est loin d’être évident !

Col du Gap of Dunloe à Killarney

Prendre en compte les traînées de condensation ou ne pas les prendre en compte : telle est la question

Au-delà des émissions de gaz à effet de serre liées à la consommation de kérosène de l’avion, un autre impact non négligeable sur le dérèglement climatique serait à prendre en compte : celui des traînées de condensation et des cirrus qui se forment après le passage d’un avion. Il s’agit de ces nuages étranges qui quadrillent régulièrement le ciel, comme une partie de morpion géant.

Eh bien, l’effet de ces nuages a priori inoffensifs et mignons sur le climat reviendrait en réalité à multiplier au moins par 2 l’empreinte carbone due à la consommation de kérosène. Les dernières études sur la pollution de l’aviation tendent plutôt à dire qu’il faudrait multiplier non pas par un facteur 2 mais plutôt par 3 !

Le consensus scientifique va donc plutôt dans le sens de prendre en considération les traînées de condensation dans le calcul de l’empreinte carbone : la question reste de savoir à quel niveau.

Ross Castle en Irlande
Vélo dans la région de Killarney

Les différents chiffres de l’empreinte carbone d’un avion

J’ai donc repris la base carbone de l’ADEME, beaucoup plus fournie en ce qui concerne le transport aérien de passagers que le transport maritime.

Voici donc les chiffres donnés, qui prennent en compte l’impact des traînées avec un facteur 2 :

  • Vol court courrier (jusqu’à 1000 km) : 258 g de CO2e par km ;
  • Vol moyen courrier (entre 1000 et 3500 km) : 187 g de CO2e par km ;
  • Vol long courrier (plus de 3500 km) : 152 g de CO2e par km.

Avec ces chiffres, un km en ferry pollue donc plus qu’un km en avion sur une distance d’au moins 1000 km. Sur un trajet de moins de 1000 km, la tendance s’inverse.

Rappelez-vous toutefois que les chiffres énoncés plus hauts prennent l’hypothèse la plus optimiste concernant les traînées de condensation. Voici les chiffres actualisés avec le fameux facteur 3 :

  • Vol court courrier (jusqu’à 1000 km) : 387 g de CO2e par km ;
  • Vol moyen courrier (entre 1000 et 3500 km) : 280 g de CO2e par km ;
  • Vol long courrier (plus de 3500 km) : 228 g de CO2e par km.

Avec le facteur 3, l’avion perd donc sur tous les tableaux par rapport au ferry ramené à l’empreinte carbone par km.

Je trouve toutefois que raisonner en matière d’émissions par km n’a pas beaucoup de sens dans la comparaison ferry vs avion, dans la mesure où parcourir 600 km en ferry prend presque 20 heures quand faire la même distance en avion prend moins de 2 heures… Il est beaucoup plus facile et réaliste de faire de longues distances et donc d’émettre beaucoup de gaz à effet de serre en avion qu’en ferry ! Je vais donc prendre des exemples concrets pour parfaire cette comparaison de la pollution du ferry vs avion.

Falaises sur Loop Head en Irlande
Point de vue depuis Loop Head sur la Wild Atlantic Way en Irlande

Abonnez-vous à notre compte Instagram pour suivre nos voyages bas carbone au quotidien !

Des exemples concrets de pollution de trajets en ferry vs avion

Les hypothèses et les scénarios

Dans cette partie, je vais comparer plusieurs façons de voyager depuis Paris vers 2 destinations : Dublin et Ajaccio. Je prends le scénario d’un voyage à 2 avec plusieurs options de transports :

  • Train puis ferry ;
  • Voiture puis ferry (avec voiture embarquée à bord) ;
  • Avion.

Si j’ajoute la voiture dans l’équation, ce n’est pas pour vous embrouiller. C’est parce que la majorité des voyageurs qui choisissent le ferry le font pour ne pas avoir à louer de voiture sur place ou pouvoir emmener leur propre voiture ou van avec eux en vacances. Il y a en réalité très peu de piétons ou de cyclistes à bord d’un ferry !

Or, si vous transportez votre voiture sur le ferry, l’impact carbone associé au déplacement de votre véhicule vous est attribué. S’il y avait moins de voitures individuelles dans les ferries, il y aurait plus de place pour transporter des marchandises, donc moins besoin de porte-conteneurs. À terme, cela entraînerait une diminution du trafic maritime donc de la pollution associée !

Voyage à vélo en Irlande sur Achill Island

Voici le détail des itinéraires choisis :

  • Paris – Dublin :
    • Paris – Cherbourg en Intercités (300 km) puis Cherbourg – Dublin en ferry (522 km) ;
    • Paris – Cherbourg en voiture (350 km) puis Cherbourg – Dublin en ferry (522 km) ;
    • Paris – Dublin en avion (786 km)
  • Paris – Ajaccio :
    • Paris – Toulon en TGV (694 km) puis Toulon – Ajaccio en ferry (266 km) ;
    • Paris – Toulon en voiture (840 km) puis Toulon – Ajaccio (265 km) ;
    • Paris – Ajaccio (920 km).

Pour calculer les empreintes carbone, j’ai pris les données de la base carbone de l’ADEME pour le train, l’avion et la voiture.

Je suppose que la voiture est un véhicule essence de taille moyenne avec 2 passagers dedans : l’ADEME attribue donc une empreinte carbone de 109 g de CO2e par passager par km sur une longue distance parcourue majoritairement sur autoroute.

Pour le ferry, je suis restée sur le simulateur de Bon Pote en considérant que les voyageurs ont réservé une cabine mais n’ont pas utilisé les services du ferry. J’ai également supposé que le trajet entre Toulon et Ajaccio se faisait en ferry de nuit qui met donc 10 h 30 à faire la traversée.

Point de vue du Ladie's View à Killarney

Un trajet avec la majorité de la distance parcourue sur l’eau : Paris-Dublin

Pour le trajet Paris-Dublin, voici l’empreinte carbone pour chacun des 3 choix de modes de transport par personne pour l’aller-retour :

  • Train + ferry : 3 kg de CO2e + 222 kg de CO2e = 225 kg de CO2e ;
  • Voiture + ferry : 76 kg de CO2e + 417 kg de CO2e = 493 kg de CO2e ;
  • Avion (avec facteur 2 sur les traînées de condensation) : 406 kg de CO2e ;
  • Avion (avec facteur 3 sur les traînées de condensation) : 608 kg de CO2e.

Ainsi, dans ce cas où la majorité des kilomètres parcourus se fait sur l’eau et pas sur terre, les options avion et ferry + voiture se valent. En revanche, il est net que l’option train + ferry sans voiture reste la plus vertueuse même si l’impact carbone est loin d’être négligeable !

Mais à quoi correspondent concrètement ces chiffres d’empreinte carbone ?

J’utilise l’outil de comparaison d’impact carbone de l’ADEME pour vous aider à appréhender ce qui se cache derrière ces kilos de CO2e.

La première chose à savoir, c’est que l’objectif à atteindre selon l’Accord de Paris, c’est 2 tonnes de CO2e par personne en 2050. Aujourd’hui, ce chiffre est très difficile à atteindre, notamment parce que plus de la moitié de ces 2 tonnes est actuellement liée aux services publics quand on vit en France. En revanche, avoir une empreinte carbone entre 3 et 5 tonnes est totalement faisable en 2022 en mettant en place quelques actions individuelles.

Voici ce que donne donc un aller-retour Paris-Dublin en équivalent d’impact carbone :

  • Paris – Dublin en train + ferry
  • Paris – Dublin en voiture + ferry
  • Paris – Dublin en avion (moyenne des 2 valeurs citées plus haut)
Route du Gap of Dunloe à Killarney

Un trajet avec la majorité de la distance parcourue sur terre : Paris-Ajaccio

Pour le trajet Paris-Ajaccio, voici l’empreinte carbone pour chacun des 3 choix de modes de transport par personne et pour l’aller-retour :

  • Train + ferry : 2,8 kg de CO2e + 108 kg de CO2e = 111 kg de CO2e ;
  • Voiture + ferry : 183 kg de CO2e + 204 kg de CO2e = 387 kg de CO2e ;
  • Avion (avec facteur 2 sur les traînées de condensation) : 475 kg de CO2e ;
  • Avion (avec facteur 3 sur les traînées de condensation) : 712 kg de CO2e.

Dans le cas du Paris-Ajaccio, l’avion reste clairement la solution la plus polluante pour voyager, même devant le ferry avec sa propre voiture. En revanche, il est intéressant de noter que la solution train avec ferry est clairement plus vertueuse que les 2 autres !

Mais à quoi correspondent concrètement ces chiffres d’empreinte carbone ?

Voici ce qui se cache derrière les kilos de CO2e d’un aller-retour entre Paris-Ajaccio :

  • Paris – Ajaccio en train + ferry
  • Paris – Ajaccio en voiture + ferry
  • Paris – Ajaccio en avion (moyenne des 2 valeurs citées plus haut)

Pourquoi avons-nous décidé de boycotter l’avion mais pas le ferry ?

Fin 2019, Jérémy et moi avons pris la décision d’arrêter de prendre la voie des airs pour nos voyages et de partager sur ce blog des expériences positives de voyage sans avion !

Nous nous autorisons toutefois encore à prendre le ferry (avec modération bien sûr !) malgré son impact carbone important et ses désagréments associés (notamment les émissions de particules fines dans les villes portuaires). Voici quelques raisons qui expliquent ce choix.

Ferry entre l'Irlande et la France
Embarquement dans le ferry à Cherbourg

Le ferry permet de renouer avec les distances

Contrairement à l’avion, le ferry est un moyen de transport lent. Nous avons mis 19 heures à rallier Dublin depuis Cherbourg lors de notre voyage en Irlande : il nous aurait fallu moins de 2 heures pour le faire en avion en partant de Paris.

Loin de nous frustrer, ce choix conscient a rendu le voyage et cette aventure à vélo encore plus exceptionnelle : nous avons réussi à profiter du trajet, ce moment hors du temps où nous regardions le paysage et la mer défiler par la fenêtre. À l’aller, nous nous sommes sentis comme des explorateurs à l’assaut d’une terre nouvelle, avec une pointe d’impatience de commencer cette aventure à vélo. Au retour, nous en avons profité pour reposer nos jambes après 950 km à pédaler sur les petites routes irlandaises.

Nous avons aussi pris réellement conscience que : oui, l’Irlande c’est loin. C’est normal de ne s’offrir ce type de voyage que de temps en temps. C’est aussi cette pensée qui nous a permis d’en profiter d’autant plus une fois sur place.

Pour donner une réelle place au trajet dans nos vacances et ne pas avoir le sentiment d’enchaîner les transports, nous avons aussi agrémenté les différentes escales du voyage :

  • Une escale à Paris s’est transformée en un week-end entre amis ;
  • Un passage par Dublin est devenu un super mini city-trip de 2 jours.

Globalement, c’était une expérience très positive pour tous les 2 que je vous invite à tenter à votre tour au moins une fois ! Vous verrez que le slow tourisme, c’est aussi une belle aventure !

Route du Gap of Dunloe à Killarney

Le ferry n’incite pas à partir loin sur de très courtes durées

Planifier un court séjour à Dublin en partant en ferry paraît relativement absurde.

D’une part, le ferry reste assez cher ! Nous avons payé presque 600 € l’aller-retour en bateau pour 2 avec nos vélos et en réservant une cabine sur chaque trajet. Dépenser ce budget pour partir un week-end ou même une semaine est un véritable luxe !

D’autre part, faire 19 heures de trajet pour rester seulement quelques jours sur place, c’est comme faire toute la queue d’une attraction à Disneyland pour finalement ne pas monter dedans : c’est frustrant ! Peu de personnes sont prêtes à faire 38 heures dans un bateau pour rester 48 ou 72 heures sur place.

En avion, au contraire, avec l’aberration écologique de l’absence de taxe sur le kérosène qui rend les prix relativement accessibles et la courte durée des trajets, vous pouvez partir à Dublin pour un week-end long (et accessoirement exploser votre budget carbone de l’année en émettant une demi-tonne de CO2 en 3 jours).

Je vous rassure : nous vivons très bien le fait de ne pas faire de city-trips en Europe pendant nos week-ends longs. Pour nos voyages de quelques jours, nous restons en France et préférons découvrir toutes les richesses proches de chez nous en train ou en bus !

Point de vue du Gap of Dunloe à Killarney

Un modèle plus durable du ferry serait possible sans tout réinventer, un modèle plus durable de l’avion un peu moins

Sans reconstruire toute la flotte des ferries qui naviguent actuellement sur les eaux internationales, il serait imaginable d’instaurer quelques mesures pour limiter l’impact global du transport maritime sur le dérèglement climatique. Voici 3 idées qui pourraient être déployées sans reconstruire les milliers de navires déjà existants :

  • Moins inciter les passagers à prendre leur voiture pour laisser plus de place au transport de marchandises et diminuer la quantité de navires de fret au global ;
  • Rénover certains bateaux pour offrir moins de services aux passagers (moins de bars, de casinos, de restaurants, des cabines plus petites) pour transporter plus de personnes à bord. Une compagnie maritime pourrait faire le pari de proposer des trajets de ce type à des tarifs plus abordables par exemple ;
  • Installer des prises électriques de puissance à bord et dans les ports pour éviter de laisser les moteurs allumés quand le navire est à quai et de polluer la ville qui l’accueille. C’est déjà ce qui commence à être mis en place dans la ville de Marseille, notamment à l’aide de panneaux solaires installés près du port.

Alors, certes, à part sur le dernier point, personne ne parle encore de ces changements de modalité de voyage en ferry. Mais c’est là que nous avons notre part à jouer en tant que consommateur. Vous pouvez par exemple :

  • Éviter de prendre le ferry avec votre voiture ;
  • Prévoir vos repas et de quoi vous occuper pour ne pas utiliser les services à bord ;
  • Prendre la cabine la plus petite possible, voire se contenter d’un siège pour votre traversée !

En revanche, un avion durable nécessiterait d’abord d’avoir la technologie pour le faire ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. D’autre part, le déploiement exigerait de construire de nouveaux avions de zéro : changer de carburant pour une solution plus durable (par exemple de l’hydrogène) nécessite d’installer de nouveaux moteurs dans tous les avions et de probablement revoir la totalité du design des appareils actuels.

Pour aller plus loin sur le sujet de l’aviation, je vous conseille l’excellent article de Bon Pote : pourquoi arrêter l’avion ne devrait plus être une question.

Alors, ferry vs avion : qui pollue le plus ? De notre côté, nous avons fait notre choix mais n’hésitez pas à débattre et partager votre point de vue en commentaire !

Parcourez nos derniers articles de voyage bas carbone pour faire le plein d’idées d’aventure sans avion !

Ferry vs avion - épingle Pinterest 1